Lorsque l’on souhaite créer une entreprise il y a un certain nombre d’erreur à éviter. Voici quelques conseils avisés pour ne pas se tromper au lancement !
Erreur 1 : Le numéro de TVA
La création d’un numéro de TVA est certainement une étape fondamentale à franchir avec votre comptable. Toutefois, de plus en plus, le choix du bon régime fiscal et de la bonne structure d’entreprise (par exemple, SARL, SAS, entreprise individuelle, etc.) dépend du type de projet, de la présence ou non d’employés, du volume du chiffre d’affaires et des achats, des investissements nécessaires, de leur nature, etc.
Par conséquent, avant de se précipiter pour ouvrir un numéro de TVA, il est nécessaire de faire un certain nombre de considérations typiquement liées à sa propre entreprise. Une fois le projet d’ouverture de l’entreprise clarifié, l’expert-comptable pourra aider le futur entrepreneur à monter son projet sur le plan fiscal.
Cependant, ce qui arrive trop souvent, c’est que, face à la maturité du projet d’entreprise, son développement, le temps et les ressources impliqués, et les résultats attendus, les considérations fiscales, faites avec le comptable, deviennent primordiale sur les considérations commerciales.
Les erreurs commises à ce stade peuvent encore être corrigées, mais il sera alors certainement nécessaire de dépenser des fonds supplémentaires pour corriger l’approche fiscale erronée. La solution envisageable peut être de commencer par une auto entreprise sans TVA.
Erreur 2 : l’endettement
Pour les mêmes raisons, bien que les conséquences puissent être encore plus graves, il faut penser que la priorité est de « trouver l’argent ». C’est une croyance assez répandue malheureusement. Mais même dans ce cas, il y a de nombreuses considérations à prendre en compte avant de s’endetter :
Est-ce vraiment nécessaire ? Existe-t-il des solutions alternatifs qui peuvent nous permettre de démarrer l’entreprise sans trop investir ? Aujourd’hui, grâce à l’économie du partage, il est possible de penser différemment la conception d’un projet et de réduire, non pas à zéro, mais de manière substantielle, l’investissement nécessaire.
Est-il possible de remplacer les investissements pour les compétences manquantes par l’élargissement de l’équipe ? Il arrive très souvent que les investissements nécessaires soient simplement requis parce qu’il y a un manque de compétences clés dans l’équipe qui prendra en charge le nouveau projet.
Est-il possible de repenser le projet en différentes phases afin que la phase A permette le financement de la phase B, et ainsi de suite ? De cette façon, vous êtes immédiatement confronté au marché et le risque lié au projet est considérablement réduit. Cela vous permet de tester le marché de façon sereine sans risque d’endettement si les prévisions ne sont pas à la hauteur.
Ce ne sont que des exemples, pas toujours applicables à tous les projets, mais avec l’expérience directe sur le terrain en aidant les gens à démarrer leur projet d’entreprise ou leur nouvelle profession, très souvent ce sont des questions qui n’ont pas été examinées en profondeur, et le résultat est que la demande initiale de ressources est fortement réduite, ce qui permet de réduire le risque du projet et de trouver réellement les ressources nécessaires.
Erreur 3 : Commencer par le produit et non par le client
Il s’agit principalement d’une erreur de marketing. Souvent, les personnes qui se lancent dans un projet en tant qu’entrepreneurs ou professionnels ont tendance à se concentrer sur leur produit ou service. En réalité, le véritable protagoniste du projet, et celui qui déterminera réellement son succès est le client.
Quand on parle du client, on ne parle pas de tout le monde, mais bien d’un client parfaitement profilé, dont on sait tout : ses craintes, ses besoins, ses envies, ses problèmes, etc. Ce client bien ciblé est ce qu’on appel un persona.
Trop souvent, cependant, le futur entrepreneur ou professionnel est très bien informé sur le produit ou le service et très peu sur la définition du client cible.
Erreur 4 : Rechercher une idée brillante ou unique au monde
De nombreux entrepreneurs en herbe ou professionnels restent pendant des années dans la phase de recherche continue d’une idée brillante.
L’idée de départ est certainement un ingrédient important dans la phase de lancement d’une nouvelle entreprise, mais le génie ne réside pas seulement dans l’idée, mais aussi, par exemple, dans la recherche des éléments de force par rapport aux concurrents, lorsque, par exemple, le produit ou le service existe déjà sur le marché.
Le problème n’est pas l’existence de concurrents, le vrai problème est que l’on ne réfléchie pas avant aux raisons pour lesquelles le client potentiel devrait acheter ce produits ou ce services plutôt que ceux des concurrents. Ou pire, lorsque la seule réponse que j’ai trouvée est le prix le plus bas.
En plus de l’idée, il sera important d’avoir réfléchi aux motivations fondamentales du futur entrepreneur ou professionnel et de son équipe, d’avoir approfondi le modèle économique qui sous-tend le projet, et comme expliqué dans les exemples ci-dessus, d’avoir défini les choix fondamentaux de sa stratégie marketing.
De nombreuses bonnes idées commerciales ont été le résultat d’échecs douloureux, précisément parce que la seule bonne chose était l’idée, mais que tout le reste manquait.
Erreur 5 : Coûts fixes trop ambitieux
En lien avec ce qui précède, surtout lorsque le futur entrepreneur ou professionnel a tendance à avoir plus de 40 ou 50 ans, il y a la question des choix fondamentaux qui sous-tendent le projet. Les quinquagénaires en particulier, surtout si dans leur vie professionnelle ils ont eu l’expérience de travailler dans de grandes entreprises, ont des plans d’investissement qui avaient du sens dans ce monde, mais qui sont maintenant largement dépassés. Par exemple, ils ont en tête des investissements et des stratégies de marketing qui ont été largement remplacés par de nouvelles stratégies, avec des coûts nettement plus abordables et des résultats plus mesurables, et ils ont en tête des investissements dans des coûts fixes qui sont maintenant facilement évitables.
En résumé, il est aujourd’hui possible, et largement conseillé, de créer des entreprises en essayant de réduire les investissements au minimum sans sacrifier les résultats tels que, par exemple, les contacts générés par le marketing, ou l’utilisation de certains espaces ou installations.
Par exemple, grâce aux systèmes modernes de webmarketing, il est possible de générer des contacts profilés sans gros investissements comme la campagne publicitaire classique, ou grâce à l’externalisation de la logistique ou d’autres services (par exemple les plateformes de commerce électronique ou les places de marché), il est possible d’éviter certains investissements et d’être immédiatement sur le marché.
Thomas propose sa propre expertise sur les sujets Immobiliers, Entreprise et assurance. Très engagé dans différents syndicats patronaux par le passé, membre de plusieurs club de jeune entrepreneur, il a su proposé à Infuso des sujets qui nous ont convaincu de lui laisser la main.

